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Mardi 26 février 2008

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Le nombre de diagnostics a quasiment doublé en 25 ans, mais le risque de mortalité a diminué d'un quart.

Deux fois plus. En 1980, on enregistrait 170 000 nouveaux cas de cancer par an. En 2005, l'Institut national de veille sanitaire (Invs) estime que 320 000 nouveaux cas se sont déclarés. Près de deux fois plus. Trois raisons pour l'expliquer : l'augmentation de la population et son vieillissement, bien sûr. Mais l'Invs attribue plus de la moitié des cas à l'augmentation du risque (alcool, tabac, cancérigènes...)

Mortalité en baisse. Si le nombre de cancers a littéralement explosé, on survit mieux à la maladie.

Moins de cancers agressifs. Les tumeurs les plus agressives (oesophage, estomac, poumon, lèvres, gorge) ont chuté ces dernières années, en lien avec la diminution de la consommation de tabac et d'alcool. 

Dépistage. Le dépistage précoce, y compris de petites tumeurs qui n'auraient pas évolué, « joue un rôle majeur dans l'augmentation du nombre de cas de cancer en France », souligne l'Invs.

L'environnement? « L'évolution de la population et des pratiques médicales n'expliquent pas à eux seuls l'augmentation. L'hypothèse que les modifications de l'environnement en soit responsable en partie doit faire l'objet d'un effort de recherche constant », souligne l'Invs. Les spécialistes estiment que l'augmentation importante du nombre de lymphomes depuis 1980 (10 000 nouveaux cas en 2005) pourrait avoir des origines environnementales.

Poumon, le plus meurtrier. Selon les estimations, 146 000 personnes ont succombé à un cancer en 2005. Le cancer du poumon reste, de loin, le plus meurtrier. Il touche très majoritairement des hommes. Cependant, s'inquiète l'Institut national du cancer, alors que la mortalité par cancer du poumon diminue chez les hommes, elle augmente de façon importante chez les femmes (4 % de progression par an entre 2000 et 2005).

Prostate, le plus fréquent. Tous sexes confondus, le cancer de la prostate est le plus fréquent (62 240 nouveaux cas), et la France est désormais un des pays européens où il est le plus souvent retrouvé. En lien direct avec l'extension du dosage systématique de PSA, alors même que « le bénéfice de sa pratique systématique n'a toujours pas été démontré ». On peut supposer que le nombre de tumeurs réellement dangereuses est actuellement surestimé.

Bonnes nouvelles. Le cancer du sein a régressé ces deux dernières années, en raison de la diminution du recours aux traitements hormonaux après la ménopause. Et le cancer du col de l'utérus, qui diminue constamment depuis 1980, devrait encore refluer avec la diffusion du vaccin contre le papillomavirus, responsable de 80 % de ces cancers.


Sources : [ www.ouest-france.fr , www.liberation.fr , www.hospitalier.net ]
Par Anne-Cécile
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